Compte rendu : Ma première course 10 km !

Compte rendu : Ma première course 10 km !

Vous le savez certainement, j’ai commencé à me mettre à la course il y a à peine un an. Au début je le faisais sans aucun objectif, sans même suivre mes courses (quelle déception la première fois que j’ai utilisé une appli et que je me suis rendu compte que ma sortie habituelle avant que je marche faisait en fait à peine 900m !! :D). Et puis, le temps passe, on commence à s’améliorer, les 900m se transforme en 2km, puis 3, 4… Et là, vient le moment ou on se dit : bon, il faut que je m’inscrive à une course ! Avec plusieurs collègues, et avec la participation de ma boite qui nous a offert l’inscription et un t-shirt, nous nous inscrivons donc en novembre dernier à ma première course de 10km ! (Voir d’ailleurs mon article sur comment courir avec ses collègues entre midi et deux).

Et cette fameuse course, c’était le weekend dernier, à Nantes, nous avons fait la course nocturne des Foulées de l’Eléphant. La semaine d’avant, nous avons fait avec deux collègues une course nocturne de 5 km, 100% féminine, la Starting Girl Run. Mais 5 km, ça ne me faisait pas peur. 10 si. Je n’avais jamais fait 10. Je m’en suis approché quelques fois, mais sans les franchir. Mais aussi parce que je voulais me garder la fierté de faire ces fameux 10 la première fois lors de la course.

Jour J !

Nous sommes donc samedi dernier, jour J, rendez-vous à 20h avec les collègues à proximité du départ. J’angoisse déjà parce que j’ai trèèèèès envie d’aller aux toilettes, et je ne sais pas si il y en a. Ouf, il y en a et quasi pas de queue. Heureusement qu’on y va à ce moment là, car 10 minutes après la queue devient énorme.

21h, la course est dans une demi-heure, on essaie de s’étirer un peu. Moi j’ai encore des courbatures de ma course de 9Km que j’avais fait 3 jours avant, ça m’angoisse un peu. Il est l’heure d’aller sur le sas de départ. L’ambiance est géniale : nous partons de sous les nerfs, un endroit très connu à Nantes, puisque c’est le hangar qui abrite notre fameux éléphant mécanique. Il y a une scène avec un DJ, beaucoup de monde… nous sommes 7000 sur la ligne de départ !

Encore une fois, j’ai super envie d’aller aux toilettes, mais je sais que c’est certainement juste dû au stress ! Bref, le trac monte un peu, je me sens un peu comme avant de rentrer en scène quand je faisais de la danse. En plus, je suis déçue, car mon mari et mes enfants on eu du mal à se garer et je n’ai pas pu les voir avant de partir dans le sas. Mais heureusement, mon mari m’envoie un texto, ils ont réussi à se positionner pas loin du départ, je pourrais donc les voir en partant.

21h30, le décompte commence, et c’est parti ! Bien sûr, les premières minutes nous marchons le temps d’approcher la ligne de départ, mais à quelques mètres de celle-ci nous pouvons enfin nous mettre à courir… c’est parti pour 10km sans s’arrêter. J’enclenche l’appli Nike + et ma musique, et c’est parti ! Je reste bien vers la gauche pour voir mes enfants, j’ai tellement peur de les rater. Mais c’est bon, ils sont là, ils me crient « Aller maman la championne !!! ». Je suis boostée à fond et prête à avaler ces 10 km !

Les 5 premiers kilomètres : Compliqués !

Les deux premiers kilomètres sont assez brouillons, on se fait énormément doubler, on ne sait pas trop ou courir, il y a beaucoup de monde et on est très serré. Mon appli m’indique que je suis un peu au dessus du temps que je me suis fixée, mais c’est normal avec le départ et je ne m’en inquiète pas. On passe sous un pont où est placé un DJ avec plein de lumières et tout. Ambiance au top !

Arrive le 3ème kilomètre, l’ambiance redescend, et puis arrive… un point de côté. Les deux collègues avec qui je cours me demandent si je veux ralentir. Je leur dit que non car d’une j’ai pas envie de foirer leur course, et deux, j’ai mon objectif de temps à atteindre moi ! Heureusement, la douleur est supportable, je me concentre pour respirer bien fort, appuie sur mon point de côté, sert fort un foulard dans la main… Les deux kilomètres suivant sont les plus durs, il n’y a pas de public, j’ai mon point de côté, il y a quelques faux plats, et on est encore bien loin de l’arrivée, mais on s’arroche.

5ème kilomètre, déjà la moitié, et c’est l’heure du ravito ! Ma conscience « zéro déchet » est choquée de tous ces verres plastiques qui traînent par terre… Avec mes collègues, on décide de ne pas s’arrêter, et donc de ne pas boire.  Mon point de côté commence à passer, ouf !

Les 5 derniers kilomètres : Entre euphorie et fierté !

6ème kilomètre, après s’être fait beaucoup doubler, c’est à nous de doubler ! Je vois pas mal de monde qui commence à marcher, à ralentir, nous on garde le rythme. Mon appli m’indique qu’on est pile dans le timing que je me suis donnée, tout va bien, on a rattrapé le retard des premiers kilomètres. Le point de côté disparaît complètement, les jambes tirent mais ça va, le cardio assure. On croise beaucoup de spectateurs, l’ambiance commence à monter.

7ème kilomètre, je décide d’appeler mon chéri. « C’est moi, on est au 7, on se ballade ! (= la fille qui se la raconte) Tout va bien, on est dans les temps, tout se passe trop bien ! » Il m’indique où ils se sont installés pour l’arrivé : juste au dernier virage, à quelques mètres de l’arrivée.

Ça sent déjà la fin ! Sans trop s’en rendre compte on accélère sur les deux derniers kilomètres. On longue les quais de la Loire (et le fameux hangar aux bananes). Le public est au rendez-vous. Les enfants nous tapent dans les mains, tout le monde hurle et nous encourage, j’entends des « Aller Juliiiiie !! », je souris déjà : on y est presque, les 10 kilomètres que je prépare depuis des mois, ils sont là ! L’ambiance est dingue !

Plus que quelques mètres, je vois les nerfs. Je me positionne bien à droite pour voir mes enfants. Ma collègue attrape ma main pour franchir ensemble la ligne d’arrivée. Et là, je les vois, mes enfants qui hurlent, mon mari aussi, je leur hurle aussi (quoi, je ne sais plus :)), dernier virage, derniers mètres, on accélère, j’évite de peu de bousculer du monde et… bim ! Ligne d’arrivée ! On est trempées, fatiguées, mais fières fières, tellement fières ! Mon appli m’indique pile au moment de franchir la ligne : 1h09 : je suis donc pile dans mon objectif temps de 1h10 ! (Je suis même à 1h08 en temps officiel). On a encore une grosse patate, et on se dit que la course aurait pu continuer encore quelques kilomètres sans problèmes !

Ce sentiment est indescriptible. La fierté, la fatigue, la fierté encore. L’envie d’y retourner, de s’inscrire déjà pour la suivante. Pas de doute, le running devient une drogue !
Si je ne peux donner qu’un conseil à ceux qui commencent le running : inscrivez-vous à une course. Même juste 5 km. Courir dans une course, ça donne une toute autre dimension à ce sport.

Mes prochains objectifs ? Je me tâte pour une 15km en septembre, mais qui est connu pour être très difficile car beaucoup de dénivelés. Il faut aussi que je motive des copains à participer aussi à la Color Me Rad de 7km, même si ça va être plus une course de la déconne qu’une course à objectifs. Il va falloir aussi que j’améliore mon temps sur du 10 km. Bref, encore plein de chouettes objectifs à me fixer et à atteindre ! 🙂 J’ai déjà hâte de renfiler mes baskets et de m’améliorer encore !

Foulées de l'éléphant : ma première course 10 km

« On n’arrive pas au sommet en dépassant les autres, mais en se dépassant soi-même » – Compte Instagram @gregrunrun

Et vous, avez-vous déjà fait des courses officielles ? Quels sont vos prochains objectifs ?

 

 

 

Photo d’illustration : Photo officielle des Foulées de l’Elephant.

10 réactions au sujet de « Compte rendu : Ma première course 10 km ! »

  1. Félicitations Julie pour cette course !! 🙂 Moi aussi je vais m’inscrire à une course pour me motiver à atteindre les 10km ! 🙂 Surement celle de rezé en Septembre 🙂

    Je vais essayer également de voir si des coureurs des blogs du 44 seraient motivés pour faire une petit équipe 🙂

    Bonne journée !!

  2. alors là Félicitations… quelle joie d’avoir atteint ton objectif, je suis contente pour toi…
    et j’ai beaucoup aimé ta façon de raconter ce moment, et même ces petits détails à laquelle on ne pense pas toujours…
    et quelle fierté, quand on lit tes lignes, pour toi et les tiens, alors, encore un grand BRAVO

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